À 30 nœuds de moyenne…

Crédit photo : Thierry Martinez Photographe

Cette nuit, ils doubleront le Cap Vert ; dimanche, ils seront dans le pot au noir… En dépit de leur début de course au ralenti, les Ultims glissent déjà au large de la corne africaine après 5 jours de course seulement. A 30 nœuds de moyenne, la vie, même sur le fil, s’organise pour Yves et Anthony entre manœuvres, stratégie, repos et repas… A la mi-journée, le duo de l’Actual Ultim 3 pointe en 4e position des Ultims de la Transat Jacques Vabre et prépare déjà l’après pot au noir.

Cirés et polaires sont rangés à bord de l’Actual Ultim 3, la chaleur tropicale est déjà là ! Depuis le retour du vent il y a 3 jours, Yves et Anthony tracent à 25 – 35 nœuds. Dans un équilibre instable et un bruit incessant, sur le fil en permanence, le duo prend malgré tout son rythme de transat, intense.

Souriants, mais sur le fil

« Nous avons des conditions absolument idéales de navigation : grand ciel bleu, très peu de nuages donc très peu d’instabilité, entre 18 et 20 nœuds de vent, pas trop de mer : on glisse sous gennaker, grand-voile haute. Ça marche entre 26 et 32 nœuds tout le temps, en volant, il n’y a pas une goutte dans l’espace de manœuvre… », sourit Yves.
Ce tableau idyllique cache cependant une tension permanente : « on marche comme des boulets de canon ! Le bateau est réglé pour qu’il reste équilibré, on pourrait tirer un peu plus dessus… mais on est sur le fil en permanence. Il faut ê tre hyper prudent et attentif », précise le skipper d’Actual Ultim 3.

Crédit photo : Thierry Martinez Photographe

Au Cap vert cette nuit, dimanche dans le pot au noir

A 30 nœuds de moyenne, les archipels défilent vite devant les étraves : Madère hier, les Canaries aujourd’hui, le Cap Vert la nuit prochaine… Et, dans deux jours, le pot au noir.
Comme toujours, cette zone incertaine réservera son lot de surprises. Yves et Anthony s’y préparent et se projettent déjà sur la suite. « On discute beaucoup avec Christian Dumard. On est déjà dans le routage de sortie du pot au noir. Notre trajectoire d’aujourd’hui étant conditionnée par cette stratégie à venir. Il y avait plusieurs options assez radicales, on a fait à peu près notre choix… »

Faire sa route

Alors, en attendant ce passage très délicat de la course, les deux marins profitent pleinement des belles conditions du moment pour aborder cette zone de turbulences intertropicales en forme : « On observe les autres, mais on fait notre route en cherchant le meilleur compromis performance/prudence et on prend soin de nous : pour la performance globale du bateau comme pour la sécurité, c’est primordial. »

Précédent
Précédent

Jour 8 - La vacation d’Yves

Suivant
Suivant

Jour 3 - Billet d’humeur : Une nuit éprouvante pour Yves et Anthony